Texte libre

J'ai le plaisir de vous accueillir sur mon blog, spécialement créé pour partager avec vous ma passion pour l'écriture et pour échanger les idées. Je vous présenterai mes livres au fur et à mesure de leur publication. N'hésitez pas à me faire part de vos impressions et de vos suggestions.
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          Nb de pages : 89
          N°ISBN : 2-7481-6600-0 

    Présentation :

      
La banlieue, un univers où les droits de l’enfant sont bannis. L'enfant des banlieues est présumé coupable. Se multiplient alors les délits de faciès suite aux contrôles d'identité et les erreurs judiciaires qui font de l'enfant de cité - de la "racaille" - un martyr de la société. Emeutes et violences urbaines sonnent comme un cri de désespoir et l'équilibre entre sécurité et droits semblent de plus en plus précaire. Le droit de l'enfant "oui, mais…" …Ainsi s'effondrent les principes fondamentaux où l'adage est désormais "la restriction est la règle, la liberté l'exception."

    Un extrait de mon roman :

 Hicham, surnommé Chahab à Bras de Fer, ma cité tristement célèbre. En persan, mon surnom signifie " étoile filante. " Je cours effectivement très vite. Je suis rapide comme un lièvre. Lorsque les flics me coursent, ils ne m’attrapent presque jamais. Jusqu’à hier soir, j’arrivais à les planter, grâce à mes longues jambes, pour échapper aux fréquents et dangereux contrôles d’identité. La plupart du temps, les opérations de routine dégénèrent rapidement. Vous balancez le Tomato Ketchup sur place ou on vous envoie directement au Buffalo Grill. Je sais que ce n’est pas marrant de vivre à cent à l’heure. Mais je n’y peux absolument rien. Je n’ai pas vraiment le choix.

Dans la cité, on est largués comme des parachutistes en terre ennemie, plus exactement comme des tirailleurs sénégalais sur les fronts nazis, sans préparation, ni moyens de se défendre. On ne comprend même pas pourquoi on est là. On n’a pas besoin de discours, ni d’explications. On craint l’ennemi en même temps que l’on redoute les tirs amis. Vous tirez, les gars, ou bien c’est le nazi qui dégaine et vous bute en premier. Survivre au ghetto armé de béton à La Courneuve, à Saint-Denis ou à Sarcelles, c’est faire sans cesse la guerre à soi-même. On doit toujours se dire que l’on peut s’améliorer. On se persuade tout seul de ne pas renoncer, baisser les bras, ni pleurer. On se console comme on peut, notamment en se répétant que l’on est le plus fort et le meilleur. Tu apprends vite ton texte ou on te dégage de la scène. Pas de chichi. Dans cette pièce qui se joue à huis clos et à guichet fermé, ça se passe comme cela, au théâtre de l’empire.

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