Texte libre

J'ai le plaisir de vous accueillir sur mon blog, spécialement créé pour partager avec vous ma passion pour l'écriture et pour échanger les idées. Je vous présenterai mes livres au fur et à mesure de leur publication. N'hésitez pas à me faire part de vos impressions et de vos suggestions.
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Présentation:

      La France va mal, la paix mondiale aussi. Monsieur Bonnix, le tombeur de Tristounet, quitte les services secrets après l'échec d'Asmter. Le robot « vidéosurveillant », censé contribuer à la lutte contre l'insécurité, ne fonctionne pas correctement. Nommé Premier ministre par le Président de la République, il occupe Matignon à un moment spécialement difficile. C'est dans ce contexte qu'il se remet à la recherche du jeune homme idéaliste, à présent marié et père de trois enfants. Mais, cette fois, les deux ennemis d'hier vont-ils finalement s'allier ou plutôt continuer à s'affronter ?

Un extrait de mon roman :


Magic et Tristounet, la fin, est disponible en cliquant ici.

An deux mil…

 

Parmi toutes les planètes du système solaire connues jusque là, la terre, une paisible et belle demeure, paraissait la seule sur laquelle pouvait sans danger se développer la vie, animale, humaine et végétale. Sur ce minuscule caillou, unique en son genre, de la forme d’une pierre précieuse, vu de l’espace à des millions d’années lumière, on trouvait en quantité suffisamment abondante pour permettre une existence décente à la fois l’air, l’eau, le feu, et d’immenses trésors, providentiellement enfouis là, comme on remplirait une jolie maison de toutes les provisions nécessaires à la survie pendant que l’on y séjournerait, avant de remettre les clés à un gagnant à la loterie.

L’heureux gagnant, une créature grincheuse et franchement pas commode, velue et chevelue, se déplaçant debout, que l’on appelait l’homme, avait atterri là par la seule volonté de celui que le savant Albert Einstein aurait surnommé, non sans une certaine admiration, ni une certaine affection : " le Vieux ". L’homme, cet être étrange, aux instincts primitifs, très souvent capable du pire, mais rarement du meilleur, vivait à cet endroit depuis des millénaires. Du haut des cieux où le vrai Dieu, son créateur, l’observait avec une extrême attention, l’homme ressemblait terriblement à un carnivore, cruel, méchant, condescendant, au regard effrayant et à la dent dure. Il riait peu, mais râlait beaucoup, lorsqu’il ne se battait pas pour rien. Il proférait des mensonges énormes et outranciers. Du feu sortait de sa bouche, et sa langue incendiait des forêts entières. Complètement perverti au fil du temps, il prenait de l’ascendance sur l’espèce animale qu’il dominait sans délicatesse et avec une incroyable rudesse. Il savait brillamment se distinguer du reste des espèces vivantes, qu’il qualifiait d’inférieures.

En effet, contrairement à lui, les animaux ne travaillaient pas. Ils ne moissonnaient pas non plus. L’homme, lui, se mit à transformer la nature. Il défrichait les forêts, cultivait les terres, exploitait et surexploitait les ressources naturelles : le charbon, puis le pétrole, le gaz et enfin l’atome. Il justifia d’abord cette activité ou suractivité par la nécessité de satisfaire ses besoins fondamentaux comme se nourrir, se loger, se chauffer et se soigner. Puis il se lança dans le commerce pour réaliser des profits, d’énormes bénéfices qu’il transformait ensuite en bas de laine, puis en capital. L’homme avait, cependant, un vilain défaut appelé convoitise, un désir infini de posséder. Ce désir l’animait et il voulait tour à tour posséder bijoux, pierres précieuses et tout l’or du monde. Il amassait d’immenses richesses, des trésors qu’il accumulait pour assouvir sa soif de gloire et ses inextinguibles envies de posséder. Il aimait posséder, pour l’exhibition et pour le plaisir. Les trésors accumulés lui servaient aussi à faire la guerre, l’argent étant le nerf de la guerre. Alors, l’homme commença à piller. Et il se mit à gaspiller. Pendant qu’il saccageait irrémédiablement la terre, sa demeure et non sa propriété, il exterminait sans le moindre souci, la moindre inquiétude, les autres espèces, animales et végétales. Eléphants, gazelles, macaques, orangs-outans, chimpanzés, pour ne citer que ceux là, disparaissaient à jamais de la surface de la terre.

  Cependant, alors que les autres espèces sur terre, animales et végétales, mourraient à petit feu à cause de leurs actes dommageables et irresponsables, les hommes eux-mêmes continuaient à se multiplier comme des rats. Bientôt, ils furent aussi nombreux que les grains de sable de la mer et les étoiles du ciel, malgré les disettes, les pandémies et les guerres fratricides qui en décimaient un grand nombre. Ils croissaient à une vitesse vertigineuse, quasiment exponentielle. Ils mirent beaucoup de temps pour atteindre le premier milliard, mais, très vite, ils dépassèrent le deuxième milliard, puis le troisième, et ainsi de suite. En l’an deux mil… la population mondiale s’élevait à 12 milliards. Ce n’était d’ailleurs qu’une estimation, car personne ne s’amusait plus à compter réellement les fourmis, les termites dans la termitière. Nul ne sait combien ils étaient précisément, car un recensement exhaustif s’avérait ardu. Les hommes étaient si nombreux que, pour survivre, ils jugèrent bon de détruire une partie d’entre eux. Cela allait permettre aux survivants, pensaient-ils, de remettre les pendules à l’heure, de repartir à zéro. Gog et Magog envisageaient de se battre pour en faire périr une bonne partie, car la terre, disaient-ils, ne pouvait plus accueillir ni nourrir tout le monde. Cependant, Gog et Magog ignoraient totalement que, par delà leur pensée mauvaise, leur geste grave, leur raisonnement simpliste et leur vision à court terme, empreinte de tant d’égoïsme purement arithmétique, ils risquaient d’entraîner l’humanité entière dans une effroyable tourmente, la plus sombre des aventures humaines, une rivière décidément sans retour et une mortelle randonnée, dont personne ne revenait vivant. 

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